Bore Out, Zoom sur le contraire du Burn Out

Bore Out, Zoom sur le contraire du Burn Out

On retrouve ces dernières années trois types de syndromes affectant les travailleurs : le burn-out, le brown-out et le bore-out. Difficile de croire que ces trois maux, mal gérés, peuvent mener malheureusement à des états de dépression assez graves. Dans cet article vous en apprendrez un peu plus sur le dernier de cette liste, le bore-out.

Qu’est-ce que le Bore-Out ?

Souvent désigné comme le contraire du burn-out, le bore-out est mieux connu en français comme l’ennui au travail. Si les effets déclencheurs de l’un sont l’opposé de l’autre, les conséquences et manifestations quant à elle sont les mêmes sur le temps.

Le bore-out est classé comme un trouble psychologique, qui est causé par un manque de travail. Cela conduit généralement la personne concernée à traverser des journées longues et vides qui se terminent par un sentiment d’inaccomplissement. Répété sur une longue période, ce sentiment laisse place petit à petit à une perte de confiance en soi et une dévalorisation de ses compétences.

Que peuvent être les causes de l’ennui au travail ?

Selon les études les plus récentes, 6 Français sur 10 seraient touchés par ce syndrome. Le constat se fait plus flagrant dans le secteur tertiaire et les fonctions publiques qui semblent bien conscients de ce phénomène. Malheureusement, les mesures prises à l’encontre d’un tel phénomène restent latentes. Les entreprises préféreront l’ignorer, plutôt que d’accepter que leurs employés ne reçoivent pas une charge de travail conséquente.

Des décisions qui se prennent au détriment de ces employés, qui glissent jour après jour, un peu plus, sur une pente raide : la dépression. Mis à part une quantité de travail moindre, nombreux sont les témoignages d’employés relatant une mise au placard pour certaines tâches. D’autres se plaignent qu’on les sous-estime pour des tâches, qu’ils auraient pourtant traitées avec plaisir. Les tâches valorisantes sont souvent réservées pour d’autres employés, mettant ainsi d’autres à l’écart.

Ce sont des conditions qui ne donnent pas bonne conscience en ces temps de crise. Accepter de recevoir un salaire pour ne rien faire peut en effet donner une mauvaise impression de soi-même et mauvaise conscience. S’il y a une infime partie qui se juge satisfaite de ce fonctionnement, 8 Français sur 10 en position de bore out, en souffrent et n’acceptent pas cette situation.

Du silence à l’explosion, les conséquences du Bore-Out

Une fois que le travailleur se retrouve avec plus de temps libre, il cherche à rediriger son intérêt vers d’autres occupations. Certaines personnes parcourent le net à la recherche d’actualités, tandis que d’autres profitent pour jouer sur leur ordinateur. Même faire une liste de course fait partie des options choisies par des personnes souffrant de bore-out.

Le travailleur s’enferme alors petit à petit dans une routine démoralisante, qui peut l’amener à avoir des crises d’épilepsie ou des vertiges. Il peut également se retrouver à souffrir de migraines régulières accentuées par des tremblements ou encore des pertes de mémoire.

Selon des études médicales, le risque de maladies cardio-vasculaires serait aussi augmenté chez les personnes sujettes au bore-out. Outre la dépression qui s’ensuit, le sujet subit une fatigue importante et permanente qui ne disparaît pas malgré des heures de sommeil plus étirées.

Certaines personnes arrivent à manifester leur envie de changement et demandent plus de travail dans leur société. Ou ils décident de passer à autre chose en déposant leur démission. D’autres n’ont malheureusement pas cette capacité et laissent passer les jours jusqu’à ce que leur contrat arrive à terme.

Le bore-out peut paraître simple et sans gravité aux premiers abords, mais il est néfaste pour la santé. Même si on ne peut garder aucun contrôle sur ce trouble, il faut savoir à un moment prendre des décisions. Vous pouvez aller vers les autres et vous confier au risque de ce malaise avoir des conséquences plus graves.

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