Nos océans pas encore complètement condamnés ?

Nos océans pas encore complètement condamnés ?

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies a récemment publié un rapport spécial sur l’océan et la cryosphère dans un climat en évolution et, surprise…c’est pas fantastique du tout !

Néanmoins, si l’on veut voir le verre a moitié plein, le rapport présente également les meilleurs moyens de faire face aux impacts négatifs à l’avenir.

Que nous dit ce rapport ?

Le rapport spécial du GIEC compile des données provenant d’environ 7 000 études scientifiques afin d’évaluer comment les glaces et les océans du monde s’adaptent aux changements climatiques.

Et une grande partie de cette somme est consacrée à ce dont les climatologues nous mettent en garde depuis des décennies :

  • les glaciers et les calottes glaciaires fondent
  • le niveau de la mer monte
  • les précipitations augmentent
  • en bref, tout devrait s’aggraver dans l’avenir.

Mais ce n’est pas tout. La mauvaise nouvelle, c’est que nous constatons déjà beaucoup des effets économiques de tous ces changements.

Par exemple, la fonte des glaciers entraîne non seulement des risques accrus d’avalanches et d’inondations, mais semble également nuire au tourisme dans des endroits comme les parcs nationaux et les stations de ski qui doivent leur popularité aux sommets enneigés.

L’impact inquiétant sur la qualité de notre nutrition

Et le réchauffement des océans n’est pas seulement mauvais pour les poissons, il est aussi mauvais pour les gens qui mangent du poisson.

L’eau chaude contient moins d’oxygène et ne se mélange pas aussi bien avec l’eau froide, profonde et riche en nutriments, de sorte que nos fruits de mer reçoivent moins d’oxygène et moins de nutriments.

Déjà, ces changements entraînent la diminution ou la relocalisation de certaines populations de poissons et, à mesure que ces impacts s’aggravent, ils pourraient avoir de graves répercussions sur les industries de la pêche côtière.

Et ce n’est pas le seul impact sur notre alimentation, non plus. Plus de glace fondante signifie plus de ruissellement d’eau de fonte dans l’océan, et ce ruissellement transporte des contaminants comme le mercure qui peut s’accumuler jusqu’à des niveaux toxiques chez les poissons.

La salubrité des produits de la mer devient donc de plus en plus préoccupante.

De plus, les eaux plus chaudes favorisent la croissance de bactéries dangereuses, et le rapport souligne que les maladies d’origine hydrique causées par les bactéries sont déjà de plus en plus courantes dans certains endroits comme les collectivités côtières de l’Arctique.

Que pouvons nous faire alors ?

D’un autre côté, le rapport détaille également un grand nombre de choses que nous pouvons faire pour aider.

Comme toujours, le plus important est de limiter les émissions de carbone et de réduire la pollution.

Mais le rapport met également l’accent sur l’atténuation : la gestion des effets secondaires qui se produisent déjà.

Il s’agit notamment de protéger et de restaurer les écosystèmes, de protéger les communautés côtières contre les inondations et de gérer soigneusement les ressources naturelles.

Et l’un des principaux messages du rapport est l’importance de l’éducation du public et de la participation communautaire.

Partout dans le monde, les collectivités ont réussi à faire participer les citoyens de tous les niveaux de la société à la planification et à la mise en œuvre de stratégies visant à atténuer les changements climatiques.

C’est génial, et c’est le genre de chose dont nous avons besoin de plus.

En particulier, le rapport recommande que nous prêtions une plus grande attention aux voix mal desservies et que nous combinions les connaissances scientifiques et les connaissances autochtones locales pour élaborer des stratégies qui profiteront à tous dans les décennies à venir.

Il est facile de se décourager quand on entend parler de tous les effets néfastes du changement climatique, mais le rapport indique clairement que ce n’est pas nécessairement la fin du monde.

La bonne nouvelle, c’est que nous avons les outils dont nous avons besoin pour nous en occuper ; nous devons simplement travailler ensemble, car ce que nous faisons maintenant déterminera à quoi ressemblera notre avenir.

Close Menu